Historique école Saint Vincent de Paul 

 

En 1844 création de l’école sous l’impulsion de Monsieur l’Abbé de Larnay qui a reçu une demande de Lussac-Les-Châteaux : « Il y a une belle maison à vendre ici pour presque rien. Que d’heureux vous feriez si vous vouliez l’acheter pour y mettre des religieuses. » 

En 1844, à la Toussaint, arrivée des religieuses. Mais on ne les attendait pas de sitôt et rien n’était prêt pour les recevoir. Elles s’installèrent tant bien que mal et, après quelques jours et beaucoup de travaux, sœur Cécile qui devait prendre la direction de la « classe d’asile » se rendit chez Monsieur le Maire, avec les autres sœurs, afin d’obtenir l’autorisation d’ouvrir cette classe. Celui-ci refusa expliquant qu’il y avait déjà une autre institutrice dans le village. Monsieur de Larnay conseilla à sœur Cécile de commencer la classe le jour même ce qui fut fait. Après quelques démarches auprès de la préfecture et avec de la bonne volonté de la part des inspecteurs, la classe s’ouvrit enfin. 

En 1857 Monsieur de Larnay fait don de l’école à la congrégation des Filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus, dont la maison mère est située à la Salle de Vihiers (Maine et Loire). 

En 1870 Mademoiselle de la Porte, institutrice communale décède. Monsieur Savard, maire de Lussac propose«  de nommer comme institutrices communales les dames de la Salle-de-Vihiers ». 

En 1871 les sœurs deviennent alors institutrices communales et instruisent toutes les jeunes filles. L’institutrice est alors rémunérée par la commune qui en contrepartie perçoit le prix de la scolarité. 

En 1898 l’école est laïcisée, l’éducation religieuse est remplacée par des cours de morale et d’instruction civique. 

En août 1898 sœur Marie Ste Thècle, souhaite l’ouverture d’une école primaire privée et d’un pensionnat dans le local occupé par l’école communale et le pensionnat depuis 1871. L’école communale, précédemment installée chez les sœurs, est transplantée dans d’autres locaux. Les sœurs ouvrent une école primaire et un pensionnat de jeunes filles. Vraisemblablement elles portent «  l’habit et la cornette ».
1904, 4 juillet, la loi oblige les congrégations à fermer leurs écoles dans un délai de dix ans.
1905, l’établissement est fermé. Les sœurs quittent leur école et sont remplacées par des religieuses «  sécularisées » (c’est-à-dire en habit civil, appelées par un nom civil) qui viennent de la même congrégation. 

En 1940, septembre, le gouvernement de Vichy autorise le retour des congrégations enseignantes. 

En 1970 l’école devient mixte, en 1980 une ouverture est pratiquée, c’est l’entrée actuelle sur la rue des écoles. En 1989 construction de la salle Saint Joseph pour moitié avec la paroisse. 

En 1992 l’école signe le contrat d’association avec la commune. C’est un contrat signé par le préfet, les dépenses de fonctionnement des classes sous contrat sont prises en charge dans les mêmes conditions que celles des classes correspondantes de l’enseignement public.